On nous avait prévenu que la marche d'aujourd'hui serait ordinaire et que certains marcheurs prendraient même le bus pour couvrir les 12 kilomètres précédents Leon... et tout était vrai !
Contrairement à certaines journées où on longeait des routes nationales désertes, celle que nous côtoyons ce matin est très achalandée. Jusqu'à 9 heures, nous marchons sur un sentier aménagé en bordure de la route, où la lutte est serrée pour la pole position. Et ça roule, et ça double ! Au moins, un fossé nous en sépare contrairement à ce qui nous attend au kilomètre deux où l'on marche carrément sur l'accottement asphaltée. Et lorsqu'on doit franchir un pont, c'est si étroit qu'il faut se méfier des rétroviseurs extérieurs des voitures. Et quand deux camions se croisent, l'un d'eux doit céder le passage à l'autre si un marcheur se trouve là, moi en l'occurence.
Nous passons dans Villamoros qui n'a d'espagnol que les gens qui l'habitent. Pas très coquet. Cinq kilomètres plus loin, à l'approche d'Arcahueras où l'on prendra le café, nous traversons une zone de construction d'une nouvelle autoroute. La poussière lève allègrement.
Le café est bon et les petits cakes aussi.
Depuis quelques jours, nous troquons régulièrement les fruits secs du matin pour des pâtisseries. On n'aura pas perdu tout ce poids pour ne pas en profiter un peu. J'ai dû la semaine dernière faire une couture à mes pantalons pour les réduire d'au moins deux points car ils ne tenaient plus à la taille. Louise flotte littéralement dans tous ses vêtements et son manteau si "tight" est maintenant rempli d'air.
Après le café, nous passons dans une zone industrielle avant d'aboutir en banlieue. De là, la marche devient agréable sur les trottoirs ombragés par des rangées d'arbres en fleurs. Et l'arrivée à l'auberge par les anciennes rues de Leon est des plus agréables. C'est bon de diminuer le rythme de marche en fin de parcours afin de tout voir et de bien sentir la ville.
Dans une ville de cette importance, peu importe comment on se sent, il faut partir à sa découverte. Et ça tombe bien, je suis top shape comme Loulou, ce qui ne m'est pas arrivé depuis longtemps. Généralement, je me tiens pratiquement après les murs après la journée de marche.
La ville est magnifique et elle déborde de joyaux architecturaux. La cathédrale est la pièce maitresse et à elle seule vaut le déplacement. Nous nous arrêtons à une terrasse sympathique et consommons l'habituel, bière et tapas. Par la suite, nous partons vers la droite à la recherche de la cathédrale. Nous prenons bien une heure à la trouver alors qu'en partant vers la gauche de la terrasse, elle se trouvait à cinquante pas !
Mais quand même, ce détour nous a permis d'arrêter dans une confiserie et de voir un secteur de la ville époustouflant. La visite de la cathédrale nous dévoilent des centaines de vitraux à couper le souffle. Mis bout à bout, il y en a pour près de deux kilomètres de long.
C'est incroyable toutes les beautés qu'on ne soupçonnait pas d'exister. Jamais nous n'avions entendu les noms de Leon, Burgos, Logrono ou Pamplona, la ville où l'on fait courir les taureaux dans les rues derrière des pauvres types qui se sauvent. Et ces endroits fourmillent de vie et de touristes.
Retour à l'auberge, courses puis souper. Simple mais bon. On a l'impression de manquer quelque chose à se coucher tôt. Mais il faut bien reposer la machine après avoir fait les cent coups tout l'après-midi. Malheureusement, nous manquerons la bénédiction des pèlerins à 21:30 mais comme nous nous trouvons déjà très bénis par tout ce que la vie nous apporte, nous nous endormons l'esprit tranquille.
vendredi 30 avril 2010
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Holaamigos!encore une journée pas comme les autres!Un peu de formuleI un peu de couture visite touristique,wow c'est jamais plate !C'est ce que je me demandais si vous aviez perdus du poids.Mais vous en reprendrez bien un peu de ce poids ,après lorsque vous serez en vacances quelque en part Espagne a vous la couler un plus douce. Louise le coquelicot au chapeau trop cute.Bonne journée mes amis,Martine
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