Encore un matin grisounet. Heureusement, pas de pluie. Et ça tiendra pour toute la journée.
Nous traversons des champs plus verts que verts et le chemin s'étend parfois en ligne droite jusqu'à l'horizon. C'est beau et décourageant à la fois.
Vers 11:45, nous entrons dans Santo Domingo. L'auberge n'ouvre qu'à 12:30 mais nous pouvons y laisser nos sacs en attendant l'ouverture. Nous commençons d'abord par aller boire notre premier con leche de la journée au bar d'à côté. Puis nous allons vers la cathédrale où nous entrons pour voir le fameux coq du Pendu Dépendu. Toute une tradition.
L'auberge est renversante. Notre expérience est limitée dans le domaine mais quand même, après dix jours, on commence à savoir ce qui est bon pour nous en matière d'hébergement. Tout est neuf, propre, bien adapté et mieux encore, l'accueil y est extraordinaire. Aussi les hospitaleros ont compris qu'un simple sourire peut faire tellement plaisir quand on marche depuis plusieurs heures et qu'on arrive épuisés dans une auberge. L'eau chaude ne manque pas et c'est le festival de la vapeur. A l'arrière du bâtiment se trouve la zone de lavage qui est un jardin en soit. Une petite volière s'y trouve et un coq y fait la loi, entouré de quelques poules. Nous apprendrons plus tard qu'il s'agit de la relève pour la cathédrale. Le plus surprenant de cette endroit est qu'il est de type donativo, c'est-à-dire qu'il n'y a pas de prix fixe pour la nuit et qu'on donne ce que l'on veut, ou peut.
Le temps file et un coup les tâches, les courses et la sieste complétées, nous nous retrouvons à la salle à manger.
André et Françoise ont tenu parole et sont là pour le fameux coup de rouge. Ils ont la bouteille. André insiste pour que je mange de leur repas sans me dire de quoi il s'agit. Je ne veux pas savoir ce que c'est tant que je n'ai pas fini mon assiette. Quand mon plat reluit de propreté après l'avoir bien frottée de pain baguette, j'apprends qu'il s'agissait d'abbats de bœuf, en particulier de la panse. C'était délicieux.
Le repos sera bon car il faudra affronter les 18 kilomètres de demain qui nous mèneront vers Villamayor del Rio.
lundi 19 avril 2010
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