Nous nous levons sur une autre journée grise mais on ne s'en laisse pas imposer et quoi qu'il fasse comme température, nous faisons avec. Nous savons que le temps chaud arrivera tôt ou tard et quand il y sera, nous l'apprécierons encore plus.
Tout en marchant, nous réalisons que c'est samedi et que le bar que nous visons sept kilomètres plus loin à Grañon sera probablement fermé, et il le sera effectivement. La journée est froide et quelques brins de pluie commence à tomber. Nous enfilons nos ponchos même si ce n'est pas vraiment nécessaire. Ça coupe du vent et c'est plus confortable bien qu'embarrassant.
Malgré le plafond nuageux bas et la brume, le décor est splendide. Beaucoup de pâturages bien verts mais pas de vignes. Nous faisons un bout de chemin avec une jeune montréalaise de 26 ans, Amélie, fraichement promue médecin. Nous l'avons rencontrée hier soir à l'auberge.
Nous traversons quelques villages et tout semble abandonné. Les villages ont l'air fantôme et sans vie. Certains sont même délabrés. Il n'y manque que le foin qui roulent au vent.
Quand nous arrivons à Villamayor del Rio, il est midi. L'auberge est à 200 mètres en retrait du camino et l'hospitalero nous accueille même s'il n'ouvre qu'à 12:30. La place est sympathique et très rustique par rapport au gite moderne de la veille. Elle est située dans un champ en retrait du village et c'est très tranquille. Nous apprendrons plus tard que c'est la première journée que l'auberge ouvre cette saison et ça explique pourquoi l'air est crue à l'intérieur et les planchers sont suintants d'humidité.
Nous sommes dans une chambre de quatre et plus tard, un couple de retraités français se joint à nous et ils sont très sympathiques. Pour la première fois de notre séjour, nous faisons une sieste de trois heures après nos tâches. Et cela fut réparateur pour nous-deux. Aussi bien profiter du fait que l'on soit hors d'un village et que ce soit samedi pour reposer un peu la machine. Ce ne fut pas de l'extra car le soir, nous nous sommes endormis quand même en mettant la tête sur l'oreiller.
Pour faire taire ceux qui nous font une mauvaise réputation par rapport à l'alcool, pas une goutte de vin aujourd'hui, ni de café non plus, malheureusement.
lundi 19 avril 2010
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Je constate que ça prend une bonne capacité d' adaptation pour vivre cette aventure. Pas très routinié comme rythme de vie! Merci des news!
RépondreSupprimerHola amigos!coma esta?quel talent voue avez pour écrire.J'ai l'impression de reprendre la lecture d'un super bon livre a tout les matins.Tout y est.Belles rencontres,paysages époustouflants,vous semblez vraiment combler par tout ce qui vous entourent et c'est vrai que vous avez tout votre temps,enfin.Au plaisir de continuer a lire votre récit,merci de nous faire partager ca,merci beaucoup.Votre amie Martine xxxx
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