Sur un mur de l'albergue de Santo Domingo, on pouvait lire quelque chose qui disait à peu près ceci : "Un chemin facile ne mène peut-être nulle part". Ça donne un peu de valeur à mes bobos !
Le matin est encore extraordinaire. Le ciel est presque sans nuage et la température est douce. Nous marchons une grosse heure avant de quitter la ville. Ca fait du bien de se retrouver à nouveau dans la campagne espagnole. Des vallées, des montagnes, des pâturages et surtout, du soleil et de la chaleur.
Le cafe con leche à Tardejos est délicieux. C'est intéressant de voir la vie qu'il y a dans des petites places perdues au milieu de nulle part. Probablement que ces gens se diraient la même chose s'ils se retrouvaient dans nos villages. Il y a beaucoup de vie au bar et ça boit fort même s'il n'est que dix heures du matin.
En repartant de cet endroit, il nous reste encore dix kilomètres à parcourir. Je sors mon gros iPod que je croyais bien avoir amené pour rien et j'écoute de la musique en marchant pour faire diversion au mal. Croyable ou pas, ça marche ! Est-ce simplement le fruit du hasard ou vraiment la musique ? Peu importe, ça va beaucoup mieux. J'ai des ailes mais je fais attention quand même.
Le soleil tape fort maintenant et nous changeons notre tenue pour quelque chose de très léger. Nous faisons maintenant mordre la poussière à tout ceux qui nous doublaient le matin même bien que ce ne soit pas le but de l'exercice.
C'est incroyable comme ce qui devait s'avérer une mauvaise journée devient en fait une des meilleures.
Nous arrivons à Hornillos del Camino vers 12:30 et nous sommes au top de notre forme. Je ne me suis pas senti encore autant en forme après une journée de marche.
L'auberge est très bien et les installations très fonctionnelles. Les murs du dortoirs sont en grosses pierres et c'est vraiment très beau.
Nous nous rendons à l'alimentaccion avant qu'elle ne ferme pour l'après-midi et achetons une bouteille de rouge pour accompagner notre diner. Après avoir alléger un peu nos provisions, ce qui sera apprécié demain, nous errons dans le pueblo.
Le village est pratiquement fantôme et il n'y a pas âme qui vive. Nous faisons le tour de l'église qui est à côté de l'albergue. Il y a un cimetière adjacent et les morts ne semblent pas être plantés bien creux. En moins de deux, le tour du village est complété. On s'installe sur un banc de la calle Mayor et on regarde le temps passer. C'est agréable de n'avoir rien à faire d'autre que de flâner. La grande ville de Burgos était splendide et grouillante de vie mais nous savourons et apprécions beaucoup la tranquillité de ce bled perdu.
Nous avons tellement de temps libre que nous ne savons plus quoi faire. Nous faisons la sieste tant bien que mal, nos lits étant près de la cuisine et aucune porte ne séparant les pièces. Mais l'important, c'est de reposer le corps.
Après le souper, il est juste 19:00 et nous tuons le temps... encore. Il mouillasse dehors mais nous sortons quand même. La porte de l'église est ouverte et nous y entrons. L'extérieur est sans ornements ni sculptures et l'intérieur n'est pas différent. À peine entrés que l'on y sent déjà un froid cadaviérique. Tout est vieux et un peu macabre. Les planchers sont en bois sans vernis et tout est fade, sans couleurs. Les statues sont décolorées et ne dégage rien. Si c'était le soir, j'aurais la chienne.
Alors que tous se préparent à souper, nous embarquons dans nos lits, sachant bien que ça va jaser longtemps dans la cuisine, au plus tard à 22:00. Et ça ne nous dérange pas du tout. On s'endort rapidement quand même au son de ce sympathique charabia d'anglais, d'allemand et d'espagnol.
samedi 24 avril 2010
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Hola amigos !esta bien?wow la photo des saules pleureurs.Encore un récit de journée tellement captivant a lire.J'ai bien aimé la phrase sur les cadavres,très drôle.Tant mieux si tout cool pour vous.Bonne soirée et bonne marche pour demain.Prenez bien soin de vous.Martiine xxoo
RépondreSupprimerSalut à vous deux. Je suis votre voyage depuis le début et je trouve que c'est captivant. Je dois même avouer que, les journées au cours desquelles il n'y a rien de neuf sur le blog, il me manque quelque chose dans ma journée. en passant Yvon, je dîne avec les boys le 29 et ton voyage va être un beau sujet de conversation parce que Réjean et Simon ont l'adresse de ton blog. Bonne fin de journée.
RépondreSupprimerFrançois.