L'auberge est agréable dans tous ses moindres détails. Ce matin, la salle à manger est prête pour le petit déjeuner et sur les tables se trouvent les confitures, le beurre, le Nutella et des tranches de pain brun intégral. Une autre table sert au café. Ajoutez à cela la musique douce et les chandelles dans des supports métalliques vitrés médiévaux et tout y est. Ça parle beaucoup allemand mais on se fait des signes et on se sourit. Jamais jusqu'à maintenant nous n'avions été dans un endroit où le respect régnait autant. Tous parlaient doucement ou chuchotaient alors qu'en général, les espagnols, et quelques autres nationalités, parlent fort, et beaucoup, à toute heure.
La marche va bon train et nous atteignons Sansol sur les coups de 9 heures. Un bar en retrait du camino est ouvert et nous prenons enfin un cafe con leche. Le serveur est d'une gentillesse renversante et il finit même par nous montrer des photos de son village sous la neige en janvier dernier, ce qui est très rare. Nous décidons de prendre en photo toutes les personnes sympathiques que nous rencontrons et cet hombre, sans être la première bonne personne sur notre chemin, est le premier de notre collection.
Le chemin est facile et agréable à marcher et les kilomètres passent rapidement. La température fraiche aident à cela. Il doit faire dans les 13 degrés. La pause déjeuner se fait sur un banc de parc perdu au milieu de nulle part, en pleine campagne sur le bord d'une route. Le décor est époustouflant. Quelques marcheurs que nous reconnaissons s'arrêtent et "pausent" avec nous.
Nous arrivons tôt à Viena, vers 12:30, après 20 km de marche. La ville est extraordinaire et est remarquable avec sa cathédrale et toutes les portes médiévales de ses petites rues étroites. Il n'y a qu'un refuge et comme nous avons le goût d'un peu d'intimité, nous nous gâtons et dénichons une chambre à 24 euros dans une casa pittoresque. C'est beau, c'est propre et c'est tranquille. Une belle chambre privée avec fenêtre et mini-balcon. La cuisine est ensoleillée et fonctionnelle. Pour quelques euros de plus, ça vaut drôlement la peine.
Vers 17:00, nous partons dans le village pour nos achats du souper et nos provisions du lendemain. Nous nous assoyons devant l'église au soleil et Gerard notre vieux français passe par là. Nous lui faisons signe de loin et il nous rejoint. On jase un brin et il nous offre une bière pression. Il nous amène dans un bar où il s'était offert un gros steak le midi même. Après quelques minutes, trois autres amis français se pointent et c'est soudainement le happy hour. Très agréable comme moment. On se laisse et nous partons finalement faire nos achats. Notre souper est succulent, saucisses, pâtes et asperges.
Mon pied ne me fait plus souffrir bien que je reste prudent et Loulou est en parfaite forme, sa hanche ne l'importunant plus. Nous avions des ailes aujourd'hui.
Une autre journée mémorable !
Salut.Quelles photos magnifiques.157km c'est pas de la tarte quand meme,je vous admire beaucoup.Ca semble tellement agréable de rencontrer tous ces gens,quel bagage vous ramenerez.Vous semblez tres en forme.et bien tant mieux.bonne marche pour demain.gros becs Martine
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