Nous décidons de dormir plus tard ce matin mais la communauté se chargera de nous réveiller à l'heure habituelle.
La traversée de la ville est longue mais café con leche, chocolatine et tostadas nous donnent l'énergie suffisante pour y parvenir. Après avoir marché au travers de plusieurs siècles d'histoire, Ponferrada nous rappelle que nous sommes en 2010, avec ses quelques dizaines de tours d'habitation, ses industries et ses vestiges inexistants, ou presque. Même les toits d'argile à la couleur si typique ont disparu du paysage.
Jusqu'à notre pause de Camponaraya, le paysage n'est pas extraordinaire à part quelques champs de blé luxuriants et des coquelicots en plus grande quantité.
Après le café, c'est autre chose. Nous replongeons dans les vignes comme dans la première partie de notre voyage, à la différence qu'elles sont maintenant feuillues et que les producteurs s'affairent à les tailler, ce qui est un art selon ce qu'on nous a raconté.
La marche est redevenue champêtre et les derniers kilomètres défilent rapidement. Puis Cacabelos se pointe au loin peu après midi. Ce qui à prime abord semblait être un village bien tranquille se transforme soudainement en un endroit très urbain et très animé, avec un centre-ville surprennamment vivant, des commerces en quantité et un parc verdoyant, tout cela aux abords d'une rivière bien remparée.
Nous dinerons dans ce parc après nous être installés dans l'auberge municipale qui ne ressemble en rien à ce que nous avons connu jusqu'à présent. Il n'y a que des chambres pour deux, la porte de chacune donnant sur l'extérieur. Toutes les chambres sont une à la suite de l'autre et forment un grand demi-cercle autour d'une ancienne église. Bien qu'un mur nous sépare de chaque voisin, la lumière et le bruit circulent par le haut des cloisons qui n'atteignent pas le plafond.
Nous prenons une pause du vin pour aujourd'hui et optons pour une bière froide sur une terrasse chaude. Rien de mieux pour se préparer à la sieste.
Souper dans le parc qui est très familial à cette heure-là. Le soleil est toujours bon et le moment fort agréable. Nous avons bien du plaisir à regarder de jeunes enfants jouer dans les arbustes et les buissons.
Les semaines passent et nous réalisons que tout n'est jamais parfait, même dans les endroits que nous avons aimés. Il ne reste que 10 jours de ce train de vie et nous rions maintenant des situations qui avaient l'habitude de nous irriter. L'endroit parfait, nous le savons maintenant, c'est chez nous, à la maison.
samedi 8 mai 2010
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salut mes amis!Au moment ou j'écris, ces mots vous avez probablement terminé votre marche.C'etait bien spécial de savoir que vous marchiez pour moi et ma famille.Merci encore de cette attention.Plus que dix jours,ça pas d'allure comme ça passe vite.Mais vous avez bien raison,home sweet home.Je pense à vous très fort.En tout cas moi ca m'a permis de m'améliorer a l'ordinateur.Je découvre des nouveaux pitons tout les jours.Nous avons eus droit à des photos magnifiques encore aujourd'hui.bonne soirée et merci encore bye Martine
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